Dimanche 17 septembre 2006

Une histoire triste

C’est l’histoire d’une fille, au caractère bien trempé, ne supportant pas la contradiction et plutôt castratrice.
Elle est mariée avec un gars hédoniste, bon vivant, jovial et ouvert, au caractère bien trempé aussi mais plus coulant.

Elle a fait des études, manqué le concours de profs, s’est rabattue sur les impots et en est restée très amère. Elle n’a jamais voulu retenter le concours ou en passer d’autres, mais reproche indirectement à son mari sa situation. Elle n’a pas d’amis, sauf virtuels, elle a une haute idée d’elle même. Des passions, les travaux manuels, dont les points de croix et le scrap, où elle excelle.

Il n’a pas fait d’études, mais se debrouille, et de petits boulots en petits boulots, fait ce qu’il aime. Il a des amis, aime bien sortir et reçevoir, des passions, aussi, la moto puis la bière.

Ils ont une grande maison, sans chambre d’amis, sans matelas d’accueil. Ils ne reçoivent presque pas, et toujours sur sa demande à lui. Elle n’aime pas ses beaux-parents et sa belle-famille, il ne voit donc pratiquement plus ses parents ni ses frères et sœurs, bien qu’ils habitent à seulement 50 km.
Il aime la vie, a plein de désirs, Elle a toujours peur de manquer d’argent et le bloque dans ses envies.

Ils ont eu deux enfants, qu’ils adorent. Elle mère poule, surprotectrice, lui papa aimant mais peu démonstratif.

13 ans de vie commune, les rancoeurs qui prennent le desus, des fois, puis souvent, l’amour qui s’émousse, inconsciemment On reste car on ne concoit pas d’autre vie, on ne se pose même pas la question de manière consciente, mais le malaise, le mal-être est là.

Et un jour, Il rencontre l’Autre. L’autre est mariée aussi, dans la même situation de mal-être inconsciente. Ils apprennent a se connaître, se rendent compte qu’ils sont fait l’un pour l’autre.

C’est un déchirement, Il n’a pas envie de lui faire mal, à Elle, ni aux enfants, mais il se rend compte qu’il n’est pas heureux et que sa vie n’est plus là. Il hésite, longtemps, pense même renoncer à la quitter, la situation est difficile. Et un jour, Elle découvre le pot aux roses. Ensuite tout va très vite, Elle lui donne un ultimatum, il part.

Elle le vit mal, se sent trahie, normal. Elle ne comprend pas, elle n’avait rien vu venir. Lui essaie, tant qu’il peut de la ménager, de ménager les enfants. Elle veut divorcer de suite. Lui accepte, veut tout lui laisser. Si elle veut rester dans la maison, il lui donne sa part. Comme elle veut la vendre et partir, ils partageront, mais Il lui laisse tout le reste, les meubles, accepte ses conditions, les visites, la pension, tout. Il se sent tellement coupable.

Elle, trahie, quittée pour une autre, se drape dans sa dignitée. Comme il est partie pour l’Autre, la morue, ce n’est pas faute à elle, mais c’est l’Autre, la briseuse de ménage. Ce rôle lui va bien, mère bafouée, trompée, humiliée, elle le clame haut et fort et n'imagine pas se remettre en question.

Puis vient la vengeance. D’abord, elle lui interdit de voir ses enfants quand il le demande, mais uniquement un week end sur deux, bien qu’il habite à 10 km seulement d’eux. Ensuite,  elle lui fait payer, au propre et au figuré, sa trahison, en l’asphyxiant financièrement.
Lorsque, se rendant compte qu’Il ne verra pas ses enfants en dehors de ce qu'elle a décidé, il part vivre avec l’Autre, à l’autre bout de la France.

Là, Elle ne renonce pas, et commence un long travail de sape : ce sont Ses enfants, elle doit les protéger, faire en sorte qu’ils soient heureux. Leur père est parti, les a abandonnés pour aller avec sa morue, elle leur explique bien tout ça. Qu’ils soient heureux quand ils voient leur père est inconcevable, elle s’en charge.
Lui, les voyant peu, triste d’être loin et de leur avoir fait du mal, ne veut pas passer le peu de temps qu’il a avec eux à leur parler de son départ. Il ne contredira donc pas ce qu’ils entendent chez Elle.

La première semaine de vacances chez l’Autre est un calvaire, les enfants ont tellement été conditionnés à penser qu’ils allaient être malheureux, qu’ils en sont malades. Heureusement, ils voient par eux même que l’Autre n’est pas un monstre, et la deuxième semaine, deux mois après, se passe mieux. Les enfants sont même enthousiastes à l’idée de partir en camping en été.

C’en est trop pour Elle, cette idée est insupportable. Les dates de « partage » avaient été décidées d’un commun accord, mais elle fait une réservation commencant quand Il a les enfants sans lui en parler.
Lorsqu'elle lui en parle, bien plus tard, c'est pour lui demander de s'arranger lui, en le menacant de devenir méchante sil ne fait pas un effort.
Qu’Il ait prévu autre chose de son côté, voire réservé car c'est prévu qu'il ait les enfants à ce moment là, ne lui est pas venu à l’esprit ou en tout cas elle s’en fiche.
Lui, arrangeant, lui promet de voir comment faire pour la contenter mais sans rien avancer.
Mais elle, n'ayant pas eu de réponse positive sur le champ, explique aux enfants qu’ils ne pourront pas partir en vacances comme elle l'avait prévu car ils seront avec leur père.
Colère des enfants contre leur père.
E
lle clame son innocence, mais le mal est fait, les enfants sont fachés contre leur père, qui s’était pourtant arrangé dès le lendemain, et ne veulent plus partir avec lui. Ils lui raccrochent même au nez et ne veulent plus le voir.

C’est l’histoire d’enfants, qui ne demandaient rien à personne, dont les parents divorcent, et qui ont du mal à l'accepter.

C’est l’histoire d’enfants qui deviennent objet de vengeance pour une mère rendue aveugle par la colère et le ressentiment.

C’est l’histoire d’enfants qui se voient dire tous les jours que leur père les a abandonnés pour une pétasse.

C’est l’histoire d’enfants tristes, qui se rendent malades chez leur père pour faire plaisir à leur mère.

C’est une histoire triste qui n’a pour l’instant pas de fin heureuse.
Si quelqu’un sait comment faire !

Toute ressemblance avec des personnages existants est.
Vendredi 15 septembre 2006
 
 
Sujet :
"imaginez une lettre où vous expliquez votre rupture"

Copie n°2 : énervé
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V,
Lorsque je t'ai quitté, je t'ai proposé de t'écrire un mot pour t'expliquer, ce que tu as refusé. Puis réclamé quelques semaines plus tard. A ce moment là, je n'en avais plus envie, mais comme je vois que tu ne te remets pas en question, que je suis pour toi l’unique responsable de tout alors que ce n’est pas vrai, je vais enfin t’écrire cette lettre.

Ce que je t'ai déjà dit est toujours vrai, oui je t'ai quittée pour elle, parce que je l'aime, mais pas seulement pour ça.
Depuis que je suis parti, je suis le méchant, pour tout le monde, d'un coup, je passe de "chéri" à "salaud", les enfants me traitent de méchant, tu me traite de tous les noms, et même en public sur ton blog (sans me nommer, évidemment !)... Oui je suis parti, mais j'ai quand même tout accepté, tes conditions, je t'ai laissé tous les meubles, tu es logée gratuitement à la maison alors que moi je dois payer un loyer... et je reste le méchant.

Tu dis que tu étais encore amoureuse, mais je n'en suis pas sur, je pense plutôt que j’étais ta propriété, toi, la femme cultivée, parfaite, littéraire, avait un gentil homme à tout faire, bien manuel, qui n’a pas fait d’études, mais ce n’était pas ce que tu me demandais, hein, de réfléchir…
Tant que je disais amen à tous tes désidératas, tant que je n’allais pas à l’encontre de ta volonté, tout allait bien… mais là, je suis parti, alors d’un coup, je suis un salaud. Je comprend que tu n’apprécie pas la situation, évidemment, que tu sois triste, en colère… mais ton attitude ne fait que renforcer ma décision.

Si je te laisse tout décider, la pension, les weekends, les enfants que je ne voie que quand tu le veux bien, alors ca va, mais dès que je veux discuter un peu, là, tu m’insultes, tu me traite de menteur, d’hypocrite, etc…. C’est de toi que je veux divorcer, pas des enfants, mais tu te sers d’eux pour te venger de moi ! On est sensés faire un divorce à l’amiable, mais dès que je cherche à discuter un point, tu me menace de divorce pour faute ! Et je me rend compte que ton attitude, certes exacerbée par le ressentiment est la même que durant toutes ces années de vie commune.

Tu t’es construit un joli personnage de femme parfaite, de maman aimante, loyale, sincère, un cœur gros comme ça, ne supportant pas le mensonge (qui le supporte ?!), etc… tu fais pleurer dans les chaumières lorsque tu racontes un petit peu de ta vie… mais tes super copines virtuelles, ce ne sont pas elles qui ont vécu 13 ans à tes côtés ! Ce ne sont pas elles qui ont coupé les ponts avec leur famille et la plupart de leurs amis car tu ne les aimais pas ! Ce ne sont pas elles qui ont supporté tes pleurs et jérémiades sur ta vie que tu n’aimais pas… tes maladies constantes, ton appétit de médicaments en tous genres…

Tu sais, je t’ai aimée, évidemment, et encore maintenant, même avec ce que tu me fais subir, je ne te déteste pas, mais il faut réellement que tu te rendes compte que si je suis parti, c’est en partie à cause de toi ! C’est vrai que tout s’est déroulé très vite, que ça a été un concours de circonstances, mais je peux t’assurer que si, à la base, j’avais été heureux avec toi, je n’aurais jamais regardé une autre fille !

Tu te vois comme la pureté cruxifiée par le mensonge et la trahison…il est vrai que tu as toujours été très forte pour voir la poussière dans l’œil des autres sans te rendre compte de la poutrelle dans le tiens… tout ce que tu me fais subir maintenant, c’est mérité d'après toi… ce n’est pas de la vengeance, non évidemment, tu es bien au dessus de ça !
 

Tu sais que je ne gagne pas grand chose, mais cela ne te gêne pas de m’en prendre 100 % ! ! ! Oui, si je compte le crédit, les impots, la pension, tu me prend TOUT ce que je gagne ! Comment je vis ? Ce n’est pas ton problème, c’est moi le salaud qui suis parti…
La pension c’est pour les enfants, évidemment ! mais tu ne vas certainement pas changer ton niveau de vie pour les enfants ! tu préfères que je vive sous les ponts en continuant de me traiter comme moins que rien pour ne surtout pas manquer tes dernières créations !


Alors oui, tu vas dire que c’est moi qui ai décidé d’aller vivre chez elle à l’autre bout de la France… oui…mais vois tu, j’ai passé quatre mois après notre séparation à 10 km des enfants, je t’ai demandé plusieurs fois de les voir, tu me l’a toujours refusé ! Même à côté d’eux, tu ne me les laissais voir qu’un jour et demi tous les 15 jours ! Tu as cherché à te venger aussi de cette manière, en me séparant d’eux ! Si tu m’avais laissé les voir de temps en temps, hé bien je ne serai certainement pas aller vivre avec elle, en tout cas pas aussi vite ! Ce qui arrive est la conséquence de ton attitude !


Et les enfants, parlons en ! Mes pauvres loulous, oui, je leur fait de la peine en partant, je le sais et j’en souffre… mais toi, tu ne les aide pas du tout par ton attitude ! Pleurer constamment devant eux, me traiter de tous les noms devant eux, tu les influence, je suis même sur que tu le fais tout à fait consciemment ! Tu ose les prendre à témoin de notre vie privée, tu ne te rend même pas compte du mal que tu leur fais !
Tu ne supporte pas l’idée qu’ils viennent chez nous, qu’ils la voient elle, donc cela ne te gêne pas de leur bourrer la tête, leur dire qu'elle est méchante, qu'ils ne seront pas bien chez moi, quitte à les rendre malades, pourvu que toi ça te donne un sentiment de vengeance ! Tu leur demande des comptes sur les bises qu’ils ont pu faire, sur leur attitude et je vois mes pauvres chéris au téléphone avec toi se justifier et promettre qu’ils ne seront pas gentils avec elle !
Mais c’est toi qui leur pourrit la vie ! c’est ton attitude qui fait qu’ils se sentent encore plus mal !


C’est vrai que là, je suis en colère contre toi, car tu persiste à ne pas comprendre quel est l’intérêt des enfants, et même le notre… tu es aveuglée par la haine et la vengeance, et il faut vraiment que tu te ressaisisse !
Tout ce que je souhaite, c’est que les enfants aillent bien, j’espère que tu pourra aussi refaire ta vie conformément à tes souhaits, puisque tu me répétais assez souvent que tu n’étais pas heureuse !

Cette lettre ne va pas aider à te calmer, je le sais, mais je veux qu’elle t’ouvre les yeux au moins sur ton comportement. Je sais que tu es intelligente et que les nuages se dissiperont.

M
Vendredi 15 septembre 2006
ESSAI LITTERAIRE
Sujet :
"imaginez une lettre où vous expliquez votre rupture"

Copie n°1 : gentil
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V,
Voici enfin la lettre qui va, je l'espère, t'expliquer un peu plus les raisons de mon départ.
Oui, tout ce que je t'ai déjà dit est vrai, je ne t'ai pas menti, mais je ne t'ai pas tout dit non plus, de peur de te faire encore plus de mal.

Ce qui va suivre ne sont pas des reproches, juste une tentative d'explication.
Je sais, j'aurais dû tout te dire dès le départ, mais je t'ai déjà fait tellement de mal en partant que je n'ai pas voulu en rajouter. Et puis, petit à petit, j'ai réfléchi, je me suis dit que le doute peut être encore pire que la vérité, que de ne pas savoir, d'imaginer, est terrible.
j'ai vu tes réactions, depuis que je ne suis plus là, et je pense qu'il faut maintenant que je prenne mon courage à deux mains pour t'expliquer. Tu ne vas certainement pas aimer ce qui va suivre, mais il faut que je te dise.

Oui, c'est vrai, je suis parti pour elle. C'est vrai que je suis tombé amoureux d'elle. Tout ce que je t'ai dit est vrai : on s'est rencontrés par hasard la première fois en février 2005, au salon. Elle était avec son mari, on n'a parlé que quelques minutes et plus rien. On a ensuite correspondu sur le forum pour des raisons tout à fait honorables, elle aussi organisait un salon et j'ai proposé de l'aider. Au bout de quelques semaines, on a commencer à parler un peu plus de notre vie privée... Puis on s'est téléphoné, un peu, puis régulièrement, et tout ça sans se voir. On est tombés amoureux sans s'être réellement vus. La seule fois où on s'est vus, tu le sais, c'est en aout, dans le jura, où il a failli se passer quelque chose, mais au dernier moment on a eu peur. Et puis fin aout, tu as tout découvert, et tout s'est enchaîné très vite.

Oui, je suis parti pour elle.
Mais pas seulement.

Je crois que cela fait trop longtemps qu'il n'y a plus de passion entre nous. De l'affection, de la tendresse, oui, même encore maintenant, mais de l'amour, je ne crois pas. Tu n'étais pas heureuse dans la vie, tu me le repprochais assez souvent, tu n'avais pas choisi cette vie là...
Tu n'aimais pas ma famille, je m'étais même coupé de mes parents et mes frères et soeurs pour toi. Tu n'aimais pas non plus mes amis, ne voulais pratiquement jamais sortir les voir, ou les reçevoir... Tu n'aimais pas mes passions, tu avais les tiennes, qui te prenaient beaucoup de temps.
J'ai accepté de me couper des miens, de ne pratiquement plus sortir, je n'ai pas laché prise sur mes passions, mais je l'avoue, je m'en rend compte maintenant, je ne devais pas être heureux non plus... Pas malheureux, non, mais nous n'avions plus grand chose en commun, à part nos deux loulous que nous aimons aussi fort l'un que l'autre.
Tu ne voulais pas entendre parler de mes rêves, pas assez d'argent, mais on pouvais au moins rêver ! Quand tu disais ne pas aimer ton boulot, je te poussais à reprendre tes études, mais tu n’en a jamais rien fait…
Je crois qu’on était malheureux sans s’en rendre compte, nous nous engueulions souvent, parfois on ne se parlait plus pendant des jours, même les enfants en souffraient.
Je crois que tout cela a fini par me peser. Je ne cherchais pas à voir ailleurs, je ne voulais pas partir, je ne cherchais pas à te tromper, je pense que je ne l’aurais jamais regardée si j’avais été pleinement heureux…

Alors oui, il y a les enfants, oui ils souffrent, c’est vrai, en partie de ma faute. Mais si on arrive à être assez adultes pour ne pas se déchirer, pour ne pas essayer de se venger à travers eux, alors ils arriveront à supporter tant bien que mal cette nouvelle situation.

Je sais que c’est difficile pour toi pour l’instant, je sais que tu es passée par des moments de haine envers moi, je ne voulais pas te faire de mal, on était en train de se perdre tous les deux.
Je sais que cette lettre va te faire mal, te mettre en colère, tes proches t’avaient déjà si bien persuadée de ta position de femme parfaite victime d’un salaud…
Mais je sais aussi que tu vas rebondir, tu n'est pas femme à te laisser aller.
Puisse cette situation difficile te permettre de faire ce que tu voulais de ta vie.
Lorsque la tempête sera apaisée, quand l’orage sera passé, que les nuages se seront dissipé, alors peut-être que nous pourrons à nouveau discuter sereinement.

M

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