Au début, quand M. est parti de la " maison familiale ", les enfants appelaient tous les soirs, pendant au moins ½ h.
Il avait pris spécialement un abonnement " appel illimité " sur le portable de V. pour que les petits puissent lui parler quand ils le voudraient.
Petit à petit, les appels se sont espacés.
(Bon, ça, je peux le comprendre, de par mon expérience, mes enfants n'appellent pas (et ne réclament pas) leur père, et même quand c'est moi qui l'appelle puis leur propose, ils disent souvent non. MAIS la réciproque est vraie, ils ne m'appellent pas quand ils sont chez leur père.)
Quand M. est venu habiter avec moi, à 1200 km des petits, donc, ils n'appelaient déjà pratiquement plus. Sur 15 jours, il devait les avoir une fois en moyenne.
Lorsque les petits viennent à la maison, souvent, ils demandent à appeler leur mère. Des fois, quand ils ont le blues le soir, souvent quand leur père les gronde et qu'ils sont vexés.
M. partait du principe qu'il aimerait et espérait que V. agisse comme lui, et donc les laissait appeler (plus d'une heure d'affilée, souvent). Et donc, je voyais ces enfants, qui ne voient leur père qu'un jour et demi tous les 15 jours, et la moitié des vacances, qui n'appellent pratiquement jamais, appeler leur mère très souvent, et lui raconter dans tous les détails ce qu'ils avaient fait.
Et M. laissait faire, souvent la rage au cœur, mais en pensant d'une part à l'intérêt des petits, d'autre part se disant que s'il faisait ça, V. en ferait sûrement pareil de son côté.
Il en a donc été ainsi pendant les vacances de février, de Pâques et la première partie des vacances de juillet.
Évidemment, M. n'était pas appelé plus souvent. Souvent, c'est lui qui appelait pour avoir des nouvelles.
Le point de " rupture " a été quand nous avons eu les petits en août. Cela a déjà été dur comme période : perte du père de M. sans aucune nouvelle ni appel ni mot des enfants, et V. qui faisait des histoires (voir billets précédents).
M. a dit gentiment aux enfants qu'il avait été triste de ne pas les avoir eu au téléphone lors du décès de leur grand père. Et A. lui a avoué que des fois, ils demandent à leur mère de pouvoir l'appeler, mais qu'elle dit souvent non et se fâche.
M. a été très en colère d'entendre ça, et a décidé que les 12 derniers jours de vacances, elle n'aurait pas de nouvelles.
C'est donc ainsi que pour éviter de dire " non " frontalement aux petits, il a dit avoir oublié son chargeur de portable.
Et c'est là qu'on a vu à quel point elle les avait briefés : J. a répondu que dans ce cas, ils pouvaient appeler avec le téléphone de leur grand mère (on était chez les grands parents à ce moment). La grand mère a répondu qu'elle refusait de payer pour qu'ils appellent leur mère, mais qu'elle pouvait appeler elle sans problème. C'est là que les petits se sont mis à pleurer que s'ils n'appelaient pas leur mère, elle allait leur passer un savon. Rage de M. contre V., on essaie de leur expliquer que ce n'est pas possible, qu'on ne peut pas gronder pour ça.
A cette époque, V. a déménagé, mais pas encore aménagé. Elle loge chez ses parents, et n'a donc qu'un téléphone portable. Elle a " oublié " de dire aux petits que même la freebox est payante avec un portable, donc les petits, briefés comme il se doit sur le fait que le fixe chez nous est gratuit, réclament à nouveau à corps et à cris le téléphone. Même chose en Espagne, où nous passons 4 jours : elle a " oublié " de dire que l'appel depuis étranger est payé par celui qui est appelé. Les enfants sont donc persuadés, malgré nos explications, qu'on leur interdit d'appeler leur mère.
C'est le compte rendu qu'elle aura, et elle ne cherchera évidemment pas à savoir la vérité. Elle savait qu'on allait en Espagne, elle savait que la freebox est payante pour les portables, mais elle ne dira bien sur aucun mot d'apaisement aux enfants.
Depuis août, M. n'a donc pas eu la moindre nouvelle, à part ses appels à lui.
Il était avec les enfants ce week-end. J. a demandé le samedi soir (alors qu'il était avec sa mère le matin, et qu'il la revoyait le lendemain soir !) à appeler. Son père lui a dit qu'il était triste de ne pas avoir d'appels lui de leur part.
Et J. de lui répondre que V. refuse à cause de cet été, la batterie, mamie, tout ça.
Elle a enfin trouvé une excuse ! Car elle refusait déjà qu'ils appellent leur père depuis de longs mois !
Tout ce que j'espère, c'est que les petits vont se rendre compte de son attitude, le plus vite possible.
Je suis écœuré par cette femme qui dit aimer ses enfants, qui dit vouloir conserver le lien parental, et qui fait tout pour se venger de son ex, y compris en utilisant ses enfants, et en les rendant tristes.
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